Il est important de prendre soin de votre vagin à tout âge mais à la ménopause les choses changent.
« À partir de 40 ans, si la vulve est sèche, irritée ou si les rapports deviennent un peu douloureux, le médecin peut prescrire des oestrogènes locaux doux sous forme d’ovule ou de crème afin de favoriser la lubrification ». Au moment de la ménopause, celles qui optent pour un traitement de substitution n’ont généralement plus ce problème. Mais pour 15 à 20 % d’entre elles, la gêne persiste et le traitement local peut toujours être utile.
Là où tout ne devrait être que jouissance et délectation, 40 % d’entre nous ressentent des irritations, des brûlures et autres désagréments plus ou moins fréquents. Il y a toujours quelque chose à faire pour améliorer voire résoudre le problème, on parle franchement à notre gynécologue.Des conseils basiques aux dernières nouveautés, il a beaucoup de choses à nous proposer.
Aux petits soins pour mon vagin
pour celles qui souffrent de problèmes et de douleurs intimes. Heureusement, on sait désormais comment retrouver de la légèreté.
Douleurs pendant les rapports : les positions à privilégier
Si le missionnaire peut être particulièrement désagréable, d’autres positions provoquent généralement moins, voire pas du tout, de douleurs.

Dans certaines positions, comme le missionnaire, le pénis vient directement buter sur la partie basse de la vulve (la fourchette vulvaire). Cette zone très délicate est facilement blessée et des sensations de brûlures apparaissent. Résultat : on a tendance à espacer les rapports pour avoir le temps de se « remettre ». Pour éviter d’en arriver là, on privilégie les positions qui ne provoquent pas de douleurs.
Pourquoi pas Andromaque ? Assise, cuisses écartées au dessus de notre partenaire, on ne fait pas d’allers-retours, on joue uniquement sur les contractions du vagin pour prendre du plaisir. Des hydratants à effet lubrifiant (gels ou ovules vaginaux Replens, Monasens, Cicatridine, Mucogyne…) facilitent grandement la pénétration. En prime, ils protègent la muqueuse vaginale et agissent aussi entre les rapports.

Les médecins disposent de toute une panoplie de traitements : lubrifiants, hydratants, cicatrisants, mais aussi tampons et gélules à base de probiotiques afin de rééquilibrer la flore vaginale (tampons Florgynal ® et gélules Medigyne, Saforelle). En parallèle, il est indispensable de remuscler le périnée et la sangle abdominale afin d’améliorer la circulation sanguine dans la zone génitale. Les produits utilisés sont alors beaucoup plus efficaces sur la cicatrisation.
Parfois, il faut un traitement plus global, associant l’un ou l’autre de ces moyens à la relaxation, l’hypnose, la psychothérapie ou la sexothérapie », complète le gynécologue.