Jeudi, quelques minutes après la fin du feu d’artifice donné à Nice, un camion poids lourd a foncé sur la foule qui se trouvait sur la Promenade des Anglais. Le massacre s’est étendu sur 2 km.
Un bilan lourd et encore provisoire: 84 tués, 18 blessés graves et 50 blessés légers. Certaines victimes ont déjà été identifiées.
-Fatima Charrihi, «la première victime»
Fatima Charrihi, 60 ans, serait la première victime, elle est décédée sur le coup. elle serait la première victime de la course folle du camion. Il n’y avait pas d’autres cadavres avant elle. «Elle était avec ses neveux et nièces. Mon frère a essayé de la ranimer. Mais elle est décédée sur le coup nous ont dit les médecins», a raconté Hamza.
Ahmed, le mari de cette Marocaine résidant en France, était à quelques dizaines de mètres, lorsqu’il a vu le camion faucher sa femme. Fatima Charrihi était mère de sept enfants, «une maman extraordinaire», souligne son fils encore sous le choc.

– Timothé Fournier, «mort en protégeant sa femme»
Timothé Fournier, 27 ans, était buraliste à Paris. Il est décédé en voulant protéger sa femme, enceinte de 7 mois. «C’était une crème de bonté (…), un jeune homme rêveur mais qui était toujours là pour sa femme et son futur enfant», raconte Anais, sa cousine.
-Un couple, leur fille et leur petit-fils
Mickaël Pellegrini, 28 ans, était professeur d’économie au lycée privé des Récollets. Il est mort sur la Promenade des Anglais, aux côtés de sa mère Véronique Lion, une assistante maternelle de 55 ans, et de ses grands-parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. Tous les quatre habitaient à Herserange, selon la mairie de cette localité de la banlieue de Longwy.

-Robert Marchand, président d’un club d’athlétisme
Robert Marchand, 60 ans, un habitant de Saône-et-Loire a trouvé la mort dans l’attentat. Il était président-entraîneur du club d’athlétisme de Marcigny. Robert Marchand «était un homme très dévoué, un passionné qui avait fait progresser le club d’athlétisme jusqu’au plus haut niveau, a témoigné le maire de la commune.

-Un commissaire de la police aux frontières
Le commissaire adjoint de la police aux frontières (PAF) de Nice, Emmanuel Grout, 48 ans, figure parmi les victimes. Ce matin, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet a confirmé l’information sur RTL. Il était venu assister au feu d’artifice avec sa famille.

-Plusieurs ressortissants Tunisiens
Trois Tunisiens ont péri jeudi soir. Une jeune femme, «Olfa Bent Souayah, née en 1985», est décédée dans l’attentat, a indiqué le ministère tunisien des Affaires étrangères dans un communiqué. Son fils, âgé de quatre ans, est «porté disparu» a-t-il ajouté.
Abdelkader Toukabri, originaire de Béja et qui travaillait comme mécanicien à Nice, a également été tué. La troisième victime est Bilal Labaoui, âgé d’une trentaine d’années et originaire de Kasserine dans le centre du pays.

-Les enfants victimes du terrorisme
Dix enfants et adolescents figurent parmi les victimes, a révélé François Molins, le procureur chargée de l’enquête. Une cinquantaine d’enfants ont également été hospitalisés à l’hôpital pédiatrique de Nice. Deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures vendredi matin.

-Des touristes de diverses nationalités
Des étrangers de diverses nationalités ont été tués dans l’attaque. Le Département fédéral des affaires étrangères a confirmé la mort d’au moins une personne suisse: Linda Casanova Siccardi, une inspectrice des douanes de 54 ans. Une Russe (Viktoria Savtchenko, 20 ans), deux Arméniens, une seconde Marocaine, un Tunisien (Bilal Labaoui) et un Ukrainien ont également perdu la vie.

Deux Américains ont été tués, a annoncé le porte-parole du département d’État, John Kirby. Il s’agit de Sean et Brodie Copeland, un père de 51 ans et son fils de 11 ans venus du Texas.
Trois Allemands, deux élèves et une professeure, font également partie des victimes. Ils réalisaient un voyage scolaire pour fêter leur réussite au baccalauréat.
Le ministère belge des Affaires étrangères a déclaré être sans nouvelles d’une vingtaine de Belges. Parmi les dizaines de blessés enregistrés, figurent au moins un Britannique et deux Roumains, actuellement hospitalisés, rapporte Bucarest.
-Les recherches continuent
Depuis plusieurs heures, la recherche des personnes disparues s’organise à travers les réseaux sociaux. Le gouvernement français a d’ailleurs ouvert une cellule téléphonique interministérielle d’aide aux victimes, joignable au 01 43 17 56 46.